Nos besoins fondamentaux

CamilleDéveloppement personnel

Chaque être humain cherche à satisfaire ses besoins fondamentaux de manière automatique et inconsciente.

Le cerveau est binaire

Face à ces besoins, le cerveau a un fonctionnement binaire. Pour y répondre, il compare la quantité de plaisir et de souffrance liée à une action afin de choisir celle qui va lui procurer le plus de plaisir.

La différence entre le plaisir et la souffrance donne donc le poids de l’action. Ce qui nous différencie (entre autres) c’est donc que chacun y répond selon l’ordre d’importance, de priorité et de domaine.

Comprendre ses comportements

Ces besoins cherchent toujours à être satisfaits quel qu’en soient les moyens. De manière utiles ou autodestructeurs pour soi et pour les autres mais aussi à court, moyen ou long terme.

Pour cela nous avons donc plusieurs manières d’agir avec des stratégies comportementales bien précises.

  • Comportement de type 1

Fait se sentir bien (dans l’immédiat)

Est bon pour soi (court, moyen, long terme)

Est bon pour les autres

Sert quelque chose de plus grand que soi

On peut illustrer cela par le fait d’être dans l’amour. L’objectif d’une vie épanouie et heureuse est d’être le plus souvent dans ce type de comportement. Bien que ce ne soit pas toujours évident.

  • Comportement de type 2 

Ne fait pas se sentir bien (dans l’immédiat)

Est bon pour soi (court, moyen, long terme)

Est bon pour pour les autres

Sert quelque chose de plus grand que soi

Là nous parlons des actions que nous menons et qui sont à voir sur le moyen et long terme. Les révisions, l’apprentissage, l’investissement personnel, professionnel ou encore l’entraînement en sont des illustrations.

Une fois encore l’objectif est d’être le plus souvent dans ce type de comportement.

  • Comportements de type 3 

Fait se sentir bien (dans l’immédiat)

Est mauvais pour soi (court, moyen, long terme)

Est mauvais pour les autres

Ne sert pas quelque chose de plus grand que soi

Il faut se rendre à l’évidence, nous avons cette tendance à rester dans ce type de comportement. Cela se traduit par de la procrastination, de l’hyperphagie…

  • Comportements de type 4

Ne fait pas se sentir bien (dans l’immédiat)

Est mauvais pour soi (court, moyen, long terme)

Est mauvais pour les autres

Ne sert pas quelque chose de plus grand que soi

Ici nous retrouvons une fois de plus des comportements familiers pour la plupart des gens. Ce sont les émotions destructrices à l’excès, le stress, la colère, l’inquiétude excessive, un travail qui ne plaît pas dans lequel on reste quand même…

Il est interessant de faire le point sur ces types de comportements afin d’éclairer des zones d’ombres sur lesquels nous voudrions agir. Être honnête avec soi-même et poser son attention sur les contextes où nous sommes dans les comportements de type 1 et 2 afin de continuer mais également de type 3 et 4 afin de prendre le temps de déterminer les besoins qui ne sont pas équilibrés et de les harmoniser.

L’objectif est donc dans un premier temps de mettre en lumière ces 6 besoins fondamentaux que l’on cherche en permanence à satisfaire.

Les 6 besoins fondamentaux

Liés à l’identité de chaque individu, il est essentiel de les identifier, les comprendre et les respecter afin de mieux se connaître.

Ramener de la conscience dessus permet de voir ceux qui ne sont pas satisfaits de manières utiles. Cela permet ensuite de travailler (seul(e) ou en accompagnement) à les harmoniser pour enfin les réintégrer de manière utile et positive pour soi.

  1. Besoin de sécurité & de certitude

On le retrouve dans la recherche de repère, de clarté, de certitude, de plaisir à court terme. Savoir à quoi l’on va s’en tenir, où l’on va. De planifier pour organiser ses pensées, d’anticiper, de rester dans sa zone de confort, dans le connu qui permet de garder un équilibre et se sentir stable et ancré.

Cela s’illustre par le fait de ranger, faire le ménage, nommer les choses (comprendre, se renseigner, en parler), avoir une routine, gagner de l’argent, épargner, être dans une relation affective durable.

Le risque est de trop savoir ce qui se passe, d’être dans le contrôle, d’être négatif, de trop se reposer sur l’argent, de tout planifier par peur du changement et donc de s’ennuyer dans son quotidien, son travail ou sa relation amoureuse.

  1. Besoin de variété & de surprise

Rattaché à l’inconnu, l’imprévu, la surprise, l’incertitude liée à la vie.

Il permet d’être ouvert aux challenges qui nous font grandir, de sortir de sa zone de confort grâce à l’inattendu, de sortir de sa routine et de se remettre en question.

Il est intéressant de noter qu’en général lorsque l’incertitude de la vie frappe à notre porte et que l’on apprécie ce qu’elle nous propose on appelle ça des surprises tandis que lorsque c’est compliqué on les appelle problèmes. Ces derniers ont en fait le sens qu’on leur donne et dans les deux cas sont importants car ils nous permettent de grandir, de se dépasser.

Cela passe par lire, aller au cinéma, découvrir de nouvelles choses, faire la fête, boire un coup, aller à des concerts, rencontrer de nouvelles personnes, avoir une activité, un loisir, rénover, décorer.

Lorsque ce besoin cherche à être satisfait de manière excessive, cela peut se traduire par chercher le conflit, la dispute ou aller jusqu’à risquer sa vie, être infidèle, parler sur les autres, prendre de la drogue

Ces deux premiers besoins agissent de pair et s’équilibre.

L’objectif est alors de se sentir en sécurité tout en acceptant la surprise et l’impermanence de la vie.

  1. Besoin d’unicité & d’importance

Se sentir unique, fier, singulier, spécial, important et reconnu pour ça.

Savoir qu’on est prioritaire pour quelqu’un, qu’on fait la différence et que l’on compte. Accomplir ce qui est important pour soi, être dans une discipline juste par rapport à ses objectifs.

Vous pouvez alors développer une expertise, passer des diplômes, des certifications, vous former, aider les autres, être utile, fier(e), amoureux, parent.

Lorsque ce besoin est en excès on retrouve souvent des gens qui se la racontent, qui cherchent à être les meilleurs, sont dans la compétition, qui se forment tout le temps, qui se donnent une mauvaise réputation, qui jugent, critiquent, cherchent à avoir raison, demandent de la reconnaissance, en rajoutent des tonnes, font honte, rapportent, dénoncent ou alors qui se plaignent, qui sont malades, déprimés.

Ce besoin demande de la vigilance car c’est celui où l’on peut le plus facilement aller dans un comportement limitant et autodestructeur.

  1. Besoin de connexion & d’amour

Se lier aux autres, se lier, se connecter mais aussi aimer et être aimer en tant qu’expérience.

On y retrouve des relations amicales saines, du sport collectif, du travail associatif, des connexions spirituelles, des gestes de gentillesse, offrir des cadeaux, s’occuper d’un animal de compagnie.

A l’excès ce sont les dépendances affectives qui conduisent alors à négliger les autres besoins et à peu à peu s’éteindre, être en position de victime, faire du zèle au boulot, rejoindre une communauté ou un groupe destructeur et malsain, acheter beaucoup de marques, être malade, infidèle.

Ces deux autres besoins doivent également être équilibré car un besoin d’importance excessif conduit à la solitude tandis qu’un besoin de connexion élevé amène à la dépendance.

Il faut savoir que l’excès de l’un réduit la satisfaction de l’autre dans chacun des 4 besoins.

Les deux suivants ne sont pas satisfaits automatiquement. Ils demandent plus de conscience mais sont tout aussi fondamentaux car ils nous rendent heureux. Ils sont spirituels dans le ses où ils permettent de grandir mais ne sont pas pour autant obligatoires. Ce sont de puissants vecteurs.

  1. Besoin de croissance

Découvrir, apprendre de nouvelles choses, évoluer, se développer physiquement, intellectuellement, émotionnellement.

C’est lorsque l’on apprend un nouveau métier, une nouvelle langue, un instrument, que l’on a des objectifs et que l’on cherche à les atteindre, à sortir de sa zone de confort, que l’on est curieux des autres, que l’on apprend d’eux et que l’on s’engage dans des discussions sans jugement.

  1. Besoin de contribution

Donner au-delà de soi, participer à quelque chose, aller au-delà de ses besoins, donner aux autres.

Il satisfait tous les autres besoins et génère des comportements qui nous conduisent dans l’Amour.

On retrouve le fait d’être parent, d’offrir de l’aide, d’enseigner, d’être un leader, investit, sensible à la nature, la planète, l’écologie ou encore dans le monde associatif en y participant ou en donnant.

Comment sont-ils satisfaits ?

Selon la manière dont on se construit, notre environnement, nos expériences, nos valeurs, nos croyances, les besoins sont satisfaits différemment.

Au début de notre vie ce sont aux parents de gérer leur satisfaction mais grandissant, cela revient à vous même de s’en occuper. Nous en sommes responsables.

Nos besoins évoluent au cours de la vie mais également selon comment ils sont satisfaits et déterminent nos comportements, nos croyances, nos valeurs, nos capacités et donc qui nous sommes. Chacun d’entre nous en détient 2 qui nous animent principalement.

Sachez également que plus le nombre de besoin est satisfait dans un contexte particulier plus cela définit notre bien-être. Trouvez donc des choses qui nourrissent le plus de besoins !

Nous avons plusieurs manières de les satisfaire dont certaines que nous avons évoqué plus haut.

  • De façon positive et utile : Plus il est satisfait de façon efficace, plus il est discret
  • De façon négative et limitante : moins un besoin est satisfait de façon efficace, plus il est visible

Les problèmes viennent alors lorsqu’un besoin n’est pas comblé et génère une carence car il nécessite la mise en place de stratégies excessives. Tandis qu’un besoin comblé est à peine remarqué car les choses sont bien vécues.

Il faut savoir également que nous pouvons les satisfaire :

  • Au travers de soi : dépend pas de l’extérieur (sécurité intérieure, se sentir spéciale avec soi-même, fierté de ce qu’on fait, on est, amour de soi…)
  • Au travers des autres : quelqu’un nous aime, nous fait sentir important, nous sécurise

Bien souvent, lorsque les problèmes sont présents c’est que nous ne prenons pas le temps de les satisfaire par nous-même.

Prendre conscience de ses comportements permet d’être vigilant et attentif à la manière dont on agit afin de travailler au quotidien sur soi-même. C’est une véritable responsabilité qui permet de s’occuper de soi. Prendre le temps de se questionner afin de faire le point permet de mettre de la lumière sur nos comportements. La satisfaction de nos besoins permet de retrouver et maintenir un équilibre et de l’harmonie en soi.

Cela passe en premier lieu par lister ces besoins dans leur ordre de priorité puis observer comment vous cherchez à les satisfaire au quotidien.

Et vous? Quels vos besoins?