Le pouvoir de la phytothérapie

CamilleLes plantes

La phytothérapie est véritablement entrée dans ma vie au cours de mon cursus de praticien naturopathe. Je dois avouer que bien qu’ayant grandi dans une famille assez proche de la nature et grande consommatrice de tisane depuis ma plus tendre enfance, les médicaments ont tout de même fait parti de ma vie jusqu’à ma révélation.

Comment ça marche?

Il faut savoir que la phytothérapie est une médecine ancestrale traditionnelle et naturelle basée sur l’utilisation des plantes de manière préventive ou curative. Très efficace lorsqu’elle est bien conseillée, elle agit sur le terrain en rééquilibrant en profondeur tout en ayant très moins d’effets secondaires en comparaison de certains médicaments.

Chaque plante détient des milliers de principes actifs qui lui permet une action efficace et respectueuse de l’organisme en agissant dans le sens de la vie.

Et la médecine scientifique dans tout ça?

La médecine scientifique en se spécialisant s’est éloignée des remèdes traditionnels estimant que ces derniers étaient pas assez précis. Pourtant, les plantes sont les grands remèdes de nos sociétés jusqu’au 19ème siècle.

La difficulté à connaître la concentration des principes actifs, toutes leurs actions mais aussi la composition exacte de chacune des plantes posaient soucis à notre médecine actuelle. La chimie et la standardisation a permis d’y remédier.

En effet, la chimie de synthèse copie le principe actif naturel et le reproduit à l’infini. Il faut dire aussi que cela revient beaucoup moins cher que les molécules naturelles qui ont besoin d’un traitement spécifique pour garder leurs principes actifs.

Savez vous que la morphine provient du pavot et que l’aspirine du saule? 

J’ajouterai aussi que le manque d’engouement des laboratoires pharmaceutiques vient du fait que les organismes vivants ne peuvent pas être brevetés contrairement aux médicaments chimiques, beaucoup plus lucratifs.

Pourtant ces dernières années de nombreux scandales éclatent autour de la nocivité de certains médicaments, signant le retour en force des remèdes naturels.

En pratique

Aujourd’hui la phytothérapie et l’ensemble de ses formes galéniques est consommée par plus de 60% de la population française sous forme de tisane, de gélules, de teintures mères, d’extrait de plantes fraîches on retrouve aussi les huiles essentielles (la forme la plus puissante de la phytothérapie), les bourgeons de plante et les élixirs floraux.

Toutefois, par manque de véritable cadre sur la qualité des plantes utilisées dans les compléments alimentaires, celle-ci n’est pas toujours au rendez vous. Bien que disponibles partout, même au supermarché, ces derniers n’ont ni contrôle ni règlementations. Certaines marques vont même jusqu’à utiliser des principes actifs toxiques sans vérification.

Je ne serai trop vous conseiller d’être vigilant quant à la qualité des produits que vous achetez et de vous rapprochez de spécialiste en santé naturelle afin de sélectionner des produits de qualité. Tous les médecins et pharmaciens n’ont pas cette conscience là par manque de connaissance. Il faut savoir qu’à moins de suivre une spécialisation, le cursus universitaire ne délivre qu’une trentaine d’heures de phytothérapie. Par manque de curiosité elle est encore dénigrée par certains professionnels de santé.

Une bonne alternative?

L’intérêt de la phytothérapie réside dans la prise en charge global de l’individu dont les effets seront d’autant plus puissants et bénéfiques lorsque l’approche associe une hygiène de vie qui tend à s’équilibrer. C’est de cette manière là que vous verrez véritablement les effets et le pouvoir des plantes. En naturopathie on privilégiera donc leurs actions de soutien, de purification et de stimulation des organes d’élimination principalement.

Sachez que, bien dosées et bien utilisées, les plantes ont de véritables pourvoir thérapeutique et peuvent être une alternative aux traitements chimiques. Encore faut il ne pas faire l’apprenti sorcier et se rapprocher de personnes formées et compétentes afin d’éviter l’automédication et surtout d’arrêter un traitement médical sans avis préalable de votre médecin.

De mon côté j’y ai trouvé une alternative plus respectueuse de l’organisme, moins invasive et plus en cohérence avec ma philosophie. Je suis complètement consciente que la médecine allopathique a un rôle important dans certains cas et notamment dans le traitement de pathologies dont la prise en charge est urgente mais j’aime à croire que le règne végétal a beaucoup à nous apprendre et nous transmettre.

Des vertus nombreuses et variées

Pour démarrer sachez également que dans la cuisine les herbes aromatiques et autres épices connues pour leurs notes aromatiques gourmandes contiennent de nombreux principes actifs exerçant une véritable action biologique. Chacune d’entre elle possède des vertus préventives et curatives et contribue à votre bien-être lorsque vous les consommez. Notez leurs pouvoirs digestifs, anti-bactériens, immuno-stimulants, detoxifiants, antioxydants, anxiolytiques, anti-inflammatoires…

Une belle manière de booster sa vitalité est déjà de les intégrer dans sa cuisine au quotidien. Cela permet d’agir afin de vivre jeune plus longtemps grâce à un régime alimentaire riche et varié.

Et pour les plus téméraires 😉 je vous invite à vous rapprocher de professionnels formés qui pourront vous accompagner vers un mieux être global et plein de vitalité.

Quelques règles à respecter

  • Ne pas associer plusieurs plantes sans l’avis d’un professionel
  • Soyez prudent en cas de prise lors d’une grossesse ou en cas d’allaitement
  • Rapprochez vous d’une personne compétente avant d’en donner à un enfant
  • Signalez tout traitement médicamenteux en cas de prise de phytothérapie