Comment transformer votre dialogue intérieur?

CamilleDéveloppement personnel, Non classé

Je ne pense pas prendre trop de risques en affirmant que nous sommes nombreux à avoir cette petite voix à l’intérieur (ou pas) qui nous dit que nous n’y arriverons jamais, que nous ne sommes pas capable de faire ceci ou cela, que cette personne est trop bien pour nous ou alors mieux que nous.

Ce dialogue intérieur qui surgit pour un oui ou pour un non a tendance chez la plupart d’entre nous à bien nous pourrir la vie.

J’ai une bonne nouvelle pour vous!

C’est le moment de transformer ce dialogue interne, ce saboteur ou appelez le comme vous avez envie, et de mettre fin à ce processus d’auto-sabotage. De redevenir libre de faire ce qui vous plaît sans vous poser trop de questions et sans vous freiner!

Ça mouline pas mal!

Faut dire que dans notre monde où la tête a pris toute la place il est souvent difficile de mettre le petit vélo qui mouline là haut en pause.

Avez vous remarqué que bien souvent on ne choisit même pas vraiment ce à quoi on pense?

C’est un peu comme si, tapi derrière, nos pensées bondissaient et surgissaient toutes seules sans qu’on leur ait rien demandé.

On a de super projets en tête, un nouvel appart, un nouveau boulot et puis “pof” l’une d’entre elles surgit :“non mais t’d’façon ça marchera jamais ton truc! Laisse tomber”.

Ce dialogue intérieur est un automatisme et constitue notre fonctionnement physiologique d’être humain. Cela prend naissance au niveau inconscient et se produit donc de manière automatique, sans contrôle particulier.

Pour les adeptes de la méditation et autres apprentis yogis il est facile de remarquer que c’est difficile de les couper car elles surviennent tout le temps. L’intérêt de la pratique réside alors dans le fait qu’en s’appliquant à méditer sur le moyen et long terme, cela atténue le dialogue et coupe les pensées parasites.

Je vous invite à commencer par tester en prenant le temps de focaliser votre attention sur un point fixe pendant quelque minutes. Cela vous permettra de vivre cette expérience et de ressentir ce que ça fait lorsque les pensées ralentissent, s’atténuent ou carrément se coupent. Plus vous le reproduirez souvent plus cela installera du calme dans votre quotidien.

La cohérence cardiaque consiste quant à elle, à respirer en rythme afin d’équilibrer les vibrations du coeur avec celles du cerveau. C’est aussi très efficace et permet d’utiliser la respiration, indispensable à la survie et largement sous estimée (j’en parle là). Cela permettra d’apaiser votre mental et avec la pratique s’apaiser également mais je vous invite à la combiner avec d’autres pratiques dont nous parlerons plus loin.

Il se passe quoi là haut?

Le cerveau est un formidable outil d’apprentissage et ce tout au long de la vie. Et oui, contrairement à ce que l’on continue à croire, nous fabriquons bien des neurones jusqu’à notre dernier jour. De cela découle notre état de conscience ordinaire qui est lié à notre subjectivité. Quant à l’inconscient, c’est ce vaste monde qui prend en compte tout ce qui n’est pas conscientisé.

Il y a énormément de choses qui échappent à notre conscience pour la simple et bonne raison que si nous devions penser à tout, la cocotte aurait vite explosé. Toutes ces parties inconscientes qui vous constituent, vous influencent sans que vous en ayez conscience.

On appelle cela des processus inconscients et on y retrouve les processus biologiques cérébraux, émotionnels mais aussi en lien avec notre créativité, nos peurs, notre sagesse, notre liberté…. Cela met en avant l’idée que l’on a tendance à s’identifier à une de ses parties comme si c’était nous alors que nous avons accès à un potentiel de ressources beaucoup plus grand et en élargissant cet espace les apprentissages se font alors différemment.

C’est d’ailleurs à cet endroit là que l’hypnose est utile car elle ouvre un cadre pour rendre disponible une de ces parties là qui correspond à d’autres ressources, compétences, disponibles auxquels on n’avait pas accès. Elle permet de revisiter les éléments du quotidien avec de nouveaux filtres afin de changer les parties auxquelles on s’identifie, un peu comme si on changeait de vêtement. Ca agrandit considérablement le champ de conscience et ça permet surtout de mieux identifier ce qui se passe en soi.

Deuxième point important à prendre en compte c’est que ce dialogue intérieur qui vous pourrit la vie n’existe pas. Et oui, c’est une illusion. Cette petite voix que vous entendez ou ces images que vous voyez, que vous imaginez quand vous fermez les yeux proviennent de l’imaginaire.

Et c’est ça qui est beau.

Nous avons une capacité d’imagination sans limite. Nous arrivons à imaginer les scénarios les plus catastrophiques, les situations qui nous mettent le plus mal. Reprenons notre pouvoir pour enfin s’en servir de manière adaptée!

Parce que le problème est bien là.

Ça vous limite, ça freine votre motivation, ça atteint votre estime de soi, votre image de vous et ça vous empêche d’agir tout en vous renvoyant une représentation complètement déformée.

On appelle ça de l’auto suggestion négative inconsciente. En gros vous vous faites de l’auto hypnose (bravo) mais qui vous plombe parce qu’elle est négative.

Ce que je vais vous proposer aujourd’hui va vous permettre de désactiver ce côté désagréable et plombant pour que vous ayez toute la liberté de créer quelque chose de différent et surtout, de plus adapté.

Quelque chose qui sera bon pour vous, constructif et positif.

Prendre conscience de votre dialogue intérieur

La première étape consiste à être attentif à ce que vous vous dites de décourageant et de rabaissant. Quand vous vous surprenez à agir de la sorte, simplement notez le. C’est en le repérant que vous pourrez agir dessus.

Observer à la loupe votre dialogue intérieur

Lorsque vous avez mis le doigt dessus, ne le lâchez plus.

Faites une pause sur ce qui est dit, prenez le temps de le réécouter et surtout de le décrire avec différents paramètres associés aux images, aux sons, aux sensations.

Prenons l’exemple suivant. Vous avez cette voix qui vous dit “T’y arriveras jamais” (je l’entendais souvent il y a quelques temps 😉

Prêtez attention aux paramètres suivants :

  • Où se situe cette voix ? De l’intérieur ou de l’extérieur de vous? D’un autre espace temps pourquoi pas?
  • Quelle est sa localisation ? Est elle plutôt en haut, en bas, à droite ou à gauche?
  • Quel est son volume ? Plutôt forte, basse, entrain de hurler, de crier, de chuchoter, de chanter?…. Est elle plutôt grave ou aiguë?
  • Comment est le ton? Agressif, jovial, triste, méprisant, inquiet, rassurant….?
  • Qui parle? Vous, un prof, un parent, un ami, votre patron….?
  • Quelle image y est associée? Est plutôt un visage, un animal, une forme, un symbole, un végétal….? Prenez le temps de le décrire en détail.
  • Quelles sont les différences entre vos pensées habituelles? Quelles sont les point communs?
  • Et surtout, qu’est ce que ça vous fait d’entendre ça? C’est comment dans le corps? Comment vous y réagissez?

Modifier ces paramètres

Lorsque vous avez récolté suffisamment d’informations qui vous parlent, ça va être le moment de les modifier.

L’idée ici n’est pas de modifier le fond de ce que vous vous dites (le contenu) mais plutôt la forme.

Ca peut vous paraître étrange et surprenant mais il faut savoir que l’inconscient dont on a parlé plus haut ne fonctionne qu’en terme de métaphore et de représentations. Et oui!

Prenez le classique que l’on connaît tous de l’ange et du démon sur les épaules. C’est tout simplement une métaphore de ce qui se passe en nous.

Voilà LA nouvelle à prendre en considération, en procédant par des métaphores et des représentions, vous rentrez directement en communication avec votre inconscient.

Plutôt cool non?

Donc si la voix est plutôt forte, redites la en baissant le volume et soyez attentif à ce qui se passe en vous. Quelle est votre réaction? 

Si la voix était à l’intérieur de vous dans votre tête, prenez là (joignez y les gestes) et changez la de place. Mettez la à l’extérieur de vous, descendez là dans le cou ou le pied. Et là aussi, posez vous la question de ce qui change dans votre réaction.

Continuez à tester, prenez le temps qu’il vous faut ça peut ne pas être évident au début mais amusez vous. Soyez curieux de vos réactions. Ces techniques sont bien plus puissantes qu’elles n’y paraissent 🙂

Visualisez une image, quelle représentation vous en faites vous? Changez également le ton et vous serez étonné de constater que l’effet est tout autre.

Continuez donc à vous saboter mais faites le sur un ton bienveillant par exemple. Sachez que les mots ne sont que des mots sans l’intention qui va avec. Testez et notez ce que ça change.

Imaginez à quoi ressemble votre saboteur intérieur et trouvez lui une image plus agréable, plus confortable. Pour ma part je suis passée d’un personnage fatigué, stressé et énervé à un petit bouddha sur mon épaule.

En changeant le personnage qui vous parle, vous pourrez alors rendre complètement inapproprié ce qu’il vous dit.

Je vous assure que Bouddha qui vous traite de naze on y croit pas une minute.

Demandez vous par exemple à quel animal vous pourriez comparer votre dialogue intérieur? Ou alors à quel son? Quel musique vous pourriez associer ce dialogue. Est ce plutôt du classique, du rap, du métal, du rock, du piano, de la harpe?

Ne vous limitez pas, tout est POSSIBLE puisque tout se passe dans cet espace illimité d’imagination.

Pour finir en beauté

Surprenant non? Ce que je trouve génial c’est qu’ici on n’agit que sur la forme et non sur le fond. Alors, après quelques expériences, quelle importance lui accordez vous? Avez vous toujours envie de l’écouter? A t’elle toujours autant de pouvoir sur vous?

Et oui parce que quand le dialogue intérieur est moins important, on l’écoute moins. Cela amène de la distance et plus de liberté pour écouter ce qui est important pour vous, ce qui vous tient à coeur, ce qui vous fait vibrer. Vous aurez plus d’espace pour vous concentrer sur ce qui vous fait avancer.

Et s’il revient, rappelez vous qu’il n’est qu’une illusion, une simple construction de votre mental que vous avez fabriqué avec le temps et l’expérience. Et que vous avez complètement le droit et la possibilité de changer ça!

Car vous n’êtes pas votre expérience mais ce que vous décidez d’en faire et que cette illusion n’a de poids que si vous lui en donnez.

Amusez vous, testez, expérimentez!

Quel paramètre est le plus fort chez vous et comment vous avez décidé de le modifier? N’hésitez pas à me partager vos réponses et à partager cet article afin qu’un maximum de personnes puissent en bénéficier 🙂