Apprendre à lire les étiquettes

CamilleNutrition - Alimentaire

Le moment des courses est devenu quasi stratégique dans la vie d’un être humain. Aller au supermarché et choisir ce que l’on souhaite acheter relèverai presque du parcours du combattant. Les scandales alimentaires s’enchaînent, les applications mobiles se multiplient et pour autant, on ne sait plus à quel saint se vouer.

Ce que nous absorbons détermine ce que nous sommes, la santé passe donc par l’assiette. Pour autant, les industriels aidés par les outils marketing puissants ont transformé radicalement notre manière de nous nourrir en érigeant les supermarchés en véritables temples de la surconsommation et en nous éloignant de nos véritables besoins.

Bien que je recommande vivement de faire ses courses dans des circuits courts et d’éviter les supermarchés il est tout de même important de prendre en compte la réalité de chacun.

Pouvoir décider de ce que l’on souhaite mettre dans son assiette est indispensable à la démarche de responsabilisation de sa santé. Pour cela il est donc primordial de comprendre ce qui se cache derrière les fameuses étiquettes nutritionnelles.

Il faut savoir que les industriels font plutôt en sorte de les rendre attractive en terme de packaging, de publicité, de prix quitte à camoufler les informations qui pourraient leur nuire en les rendant “presque” illisibles.

Sachez tout de même que la législation européenne demande des comptes quant aux informations obligatoires diffusées et présentes sur les produits.

Le nom du produit

Pourtant, il ne faut pas oublier qu’un produit doit avant tout être vendeur et que les marques et les industriels derrières nous connaissent plutôt bien. Ils s’en servent même pour induire un peu de confusion et nous inciter à acheter.

  • Soyez attentif aux allégations alléchantes qui cachent souvent bien d’autres informations. Le “moins de…”, “allégé en…”, “light” remplace souvent certains aliments considérés comme trop sucré ou trop gras avec d’autres pseudo “aliments” tels que les édulcorants de synthèse ou autres produits souvent très mauvais pour la santé.
  • Préférez des produits dont le nom est clair et précis. Par exemple, tous les yaourts aux fruits sont bien loin de se valoir!

La liste des “ingrédients”

  • Tout d’abord il est important de choisir des aliments dont la liste des ingrédients est la plus courte possible. Cela ne garantit en rien la qualité des produits mais limite la quantité d’additifs et de produits chimiques.
  • Sachez que la quantité des ingrédients est listée de manière décroissante. Le premier ingrédient est celui qui compose le plus le produit. Vous verrez à quel point il s’agit souvent du sucre (notamment pour les biscuits).

D’ailleurs les industriels l’ayant bien compris celui ci prend des noms bien différents afin de noyer le poisson comme on dit chez moi. On le retrouve également sous les noms suivants : maltose, lactose, dextrose, fructose, saccharose, galactose… Mais également : sirops de maïs, de canne, de malt, de riz, de sucre inverti, de froment… de glucose. Jus de canne, jus de canne déshydraté, cristaux de jus de canne. Mais aussi extrait de malt, amidon modifié, dextrine, dextrane, maltodextrine, diastase, malt diastasique…Et enfin tous les sucres issus des jus : sucre de datte, jus de fruits, jus de fruits concentrés, jus de raisin, jus de pomme… Le miel, la mélasse, le caramel ou les sucres complets.

Vous verrez qu’additionnés sur un même produit on arrive rapidement à des quantités supérieures au 1/3 de l’aliment. Ce qui est énorme!

Pour info, 5g de sucre = 1 morceau de sucre

Préférez les aliments contenant des ingrédients naturels comme le sucre plutôt que le sirop de glucose ou autre ou encore des amidons de riz, de maïs ou modifié.

Attention également aux aliments “sans gluten” riches en amidon, en farine de riz et en divers sucre. Il y en a beaucoup trop!

  • Lorsque vous regardez la quantité de sucre dans un aliment je vous invite à vérifier dans la partie des glucides la quantité “dont sucres” qui représente la quantité de sucre simples qui correspondent à un index glycémique élevé rapidement assimilé par l’organisme.
  • La nature et la qualité des ingrédients est aussi important. La mention huile végétale cache souvent de l’huile de palme qui je vous rappelle est cause de la déforestation en Amérique du Sud. Il est également recommandé d’éviter les huiles hydrogénées qui sont dites “TRANS” car elles sont cancérigènes.
  • Les graisses saturées sont à éviter car souvent d’origine animales.

Sachez que lorsque vous achetez des produits bons marché et/ou ultra transformés et/ou allégé, vous payez principalement de l’eau, des produits chimiques (additifs, exhausteurs de goût…) et du sucre qui n’ont donc aucun interêt nutritionnel et qui ont alors un impact délétère sur votre santé. Tandis que les produits bruts, bio et parfois plus chers ont des matières premières plus nobles et donc nutritives pour l’organisme. Le constat est souvent que l’on en mange alors moins.

Soyez enfin attentif aux aliments de grandes marques industrielles pour lesquelles vous payez surtout le nom de la marque tandis que la qualité n’est pas vraiment au rendez vous (vive la marge).

La valeur nutritive

Exprimée en calories pour 100g ou 100ml cela représente la valeur énergétique du produit. Cela ne prend pas en compte une fois de plus la qualité des aliments donc l’origine des nutriments. C’est donc uniquement utile pour connaitre la teneur en glucides, lipides, protéines et sel et éventuellement le comparer à un autre aliment ou à vos références.

Il peut aussi être précisé la quantité de fibres, de vitamines… mais soyez une fois de plus attentif à la qualité des nutriments car ils peuvent être ajouté et donc ne pas venir de l’aliment brut (donc moins biodisponible).

En ce qui concerne le sel, sachez que l’OMS recommande de ne pas dépasser les 5g de sel par jour tandis que les plats préparés en contiennent souvent beaucoup . Sachez que lorsque la mention sodium se trouve sur l’étiquette la teneur réel en sel est obtenue en multipliant sa valeur par 2,5.

Voici donc quelques astuces qui vous permettront je l’espère de décrypter les aliments et de consommer de manière plus responsable.

Et vous, avez-vous d’autres astuces?