10 “antibiotiques” naturels et précieux

CamilleLes plantes, Naturopathie

Dans un contexte d’après guerre, les antibiotiques ont su prouver leur efficacité dès les années 20.

Pourtant, au fil du temps et de par leur utilisation importante, ces derniers ont eu pour effet de contribuer au développement de nouvelles bactéries beaucoup plus résistantes, entraînant alors de nouveaux enjeux au niveau mondial.

Une résistance bien installée

Ces dernières décennies ont été marquées par le constat alarmant que de nombreuses maladies autrefois anodines finissent par traîner ou être incurables. L’Organisation Mondiale de la Santé explique même que ces résistances sont à l’origine de 700.000 décès par an dans le monde. Leur prévision serait même de 10 millions à l’horizon 2050.

Les antibiotiques de par leur sur-consommation, leur prise inadaptée, non terminées.. sont les causes majeures de cette résistance microbienne.

Il existe néanmoins des alternatives naturelles et respectueuses du terrain qui permettront de renforcer une immunité fragilisée au cours de cette période hivernale.

Les alternatives naturelles

Bien que ces médicaments soient parfois indispensables et tandis que la médecine allopathique semble démunie, il est parfois interessant de faire appel aux vertus antivirales, antibactériennes et antiseptiques des plantes.  Ces traitements alternatifs sans effets secondaires agissent dans le sens du terrain et de la vitalité de l’organisme. En effet, contrairement aux antibiotiques elles ne déséquilibrent pas la flore intestinale siège de notre immunité.

En Suisse les généralistes qui utilisent les plantes proscrivent d’ailleurs deux fois moins d’antibiotiques que les autres médecins.

Il faut savoir que les “antibiotiques” naturels ont un mode d’action complètement différent. En effet, les principes actifs des plantes empêchent aux virus et aux bactéries de survivre en changeant le terrain de l’individu et donc le milieu qui favorise leur développement.

Le pouvoir du végétal

Présentes depuis des centaines de millions d’année, les plantes ont su développer de nombreuses stratégies pour s’adapter à un environnement en constante évolution et pas toujours très accueillant. Pas évident de se protéger quand on ne peut pas s’enfuir ou se battre. Elles ont ainsi développé des principes actifs pour se défendre entre autre des agressions bactériennes qui sont aujourd’hui très utiles pour soutenir votre système immunitaire.

De quoi revenir au bon sens et aux remèdes ancestraux trop vite oubliés après l’apparition massive des antibiotiques.

Voici donc mon top 10 des plantes qui vous permettront de passer l’hiver plein de vitalité.

Extrait de pépins de pamplemousse

Riches en flavonoïdes, molécules antioxydantes qui protègent vos cellules du vieillissement prématuré et qui stimulent votre système immunitaire, l’extrait de pépins de pamplemousse (EPP) détient un spectre d’action très large. Ces propriétés antivirales, antifongiques et antiparasitaires permettent ainsi de lutter contre les troubles digestifs liés à la présence d’une bactérie (candidose, gastro-entérite), les infections respiratoires (nez bouché, gorge irritée, symptômes de refroidissement…), les infections urinaires ou génitales, la fatigue chronique, les problèmes de peau comme l’acné ou encore les infections buccales (aphtes, gingivites, herpes…) sans déséquilibrer la flore intestinale ou vaginale.

Il s’utilise à la fois en externe (bouton de fièvre, tartre, acné, mauvaise haleine, mycose des ongles…) et en interne par voie orale. Les gouttes sont d’ailleurs plus adaptées que les gélules. Attention néanmoins à la composition des gouttes qui ne doivent pas contenir de sirop de sucre.

Il est toutefois contre-indiqué aux personnes souffrant de maladies auto-immunes.

Echinacée

Plante robuste, l’échinacée stimule l’immunité acquise afin d’augmenter la résistance à certaines infections comme la grippe, la toux et la bronchite. Outre une forte concentration en silice, la racine contient de nombreux principes actifs. Ses polysaccharides génère par ailleurs la stimulation des cellules immunitaires lors de leur digestion. Principalement utilisée contre les maladies infectieuses elle lutte contre l’affaiblissement des défenses immunitaires.

Il est recommandé de la prendre plutôt sous forme liquide et de faire des cures de 10 à 15 jours par mois afin de maintenir son efficacité et de prévenir les maladies.

Citron

Riche en vitamine C le citron contribue à renforcer l’immunité tout en ayant une action antiseptique, astringente, reminéralisante. Il est donc très utile pour combattre toutes les infections hivernales à commencer par la grippe et le rhume. Mais aussi pour lutter contre la fatigue et nettoyer le système digestif. Il contribue en plus à faire baisser la fièvre par son action sudorifique.

Il peut être utilisé sous forme de jus (frais, pressé et bio) ou d’huile essentielle (en cas d’utilisation externe, ne pas s’exposer au soleil)

Ail

Les effets thérapeutiques de l’ail sont très nombreux et n’ont jamais été démentis au fil des siècles. Les acides phénols et les dérivés soufrés lui confèrent de nombreuses vertus. Antiviral, anti-infectieux, antibactérien, antiparasitaire, antifongique, expectorant et décongestionnant, il agit notamment au niveau des infections digestives et respiratoires telles que la grippe ou les mycoses en modifiant le terrain plutôt que par effet direct. C’est un tonique général aux propriétés protectrices du système cardio-vasculaire. Il diminue également la fatigue et l’anxiété et favorise les éliminations.

L’ail s’utilise en condiment frais ou cuit à la vapeur douce afin de ne pas dénaturer ses propriétés.

Il peut également être utilisé en extrait sec, en gélules ou en teinture mère.

Il n’existe pas de contre-indications connue même lors d’une grossesse mais il peut néanmoins être irritant et occasionner des effets indésirables au niveau digestif. Attention toutefois en cas de cure autre que sa consommation en condiment à raison de 2 gousses par jour car il fluidifie le sang.

Champignon shiitaké

Utilisé surtout pour son action tonifiante, le shiitaké est tout indiqué dans le traitement de la fatigue et du stress. Très utilisé en médecine traditionnelle chinoise, il contribue à faire baisser la fièvre tout en étant considéré comme élixir de longue vie.  Sa teneur en polysaccharides stimulent les cellules immunocompétentes de l’intestin.

On le retrouve maintenant en magasin bio frais ou sec et il est tout à fait possible de l’intégrer dans son alimentation en préparant des bouillon thaï ou miso.

Il est également possible de le prendre en cure sous forme de gélules.

Ravintsara

Originaire de Madagascar son nom signifie “arbre aux bonnes feuilles”. Pour les habitants de l’île cet aromate soigne une multitude de maux du corps et de l’esprit. Elle est également très utilisée en Occident pour son potentiel viral exceptionnel. En effet, aucun virus ne peut lui résister et est par ailleurs extrêmement bien tolérée même chez les enfants.

Antivirale, anti-infectieuse, elle agit surtout sur les voies respiratoires et évite les risques de surinfection. Elle renforce l’immunité de façon exceptionnelle en stimulant les glandes surrénales. Elle est également neurotonique et énergisante sans être excitante.

Son innocuité lui permet d’être employé par tous même chez le nourrisson d’une semaine.

Romarin

Riche en composants puissants (flavonoïdes, acide rosmarinique, huile essentielle, polyphénols…) le romarin est un antiseptique, un anti-inflammatoire et un fluidifiant très puissant. Il est tout indiqué contre les infections respiratoires (avant, pendant et après) mais aussi en cas de troubles digestifs. C’est également un tonique général qui agit chez les personnes surmenées et fatiguées psychiquement ou nerveusement.

Il se consomme dans la cuisine du quotidien, revenu dans de l’huile d’olive vierge, bio et de 1ère pression à froid, en infusion à raison d’une cuillère à café de feuilles pour 25 cl d’eau bouillante, 2 à 3 fois par jour pendant 7 à 10 jours.

Mais aussi en teinture mère ou en huile essentielle (romarin à cinéol que l’on peut utiliser chez l’enfant).

Le romarin peut par ailleurs aggravé les crises de migraines et détient des effets convulsionnants.

Argousier

Utilisé depuis le 8è siècle pour ses valeurs nutritionnelles, le fruit de l’argousier contient de nombreuses vitamines dont la vitamine C dont la concentration est 30 fois supérieure à celle de l’orange. Les fruits, de même que les feuilles et les graines, sont très riches en vitamines (C, E, A, F, K, P et du groupe B), en oligo-éléments (azote, phosphore, fer, manganèse, bore, calcium…), en acides gras saturés (acides palmitique et palmitoléique) et insaturés (acides linolénique et linoléique) et en acides aminés.

Il lutte donc contre les infections en stimulant l’immunité (grippe, refroidissement), active le système du collagène (protéine de structure), favorise l’absorption du fer et réduit la fatigue.

En externe l’huile d’argousier est indiquée en cas d’eczéma et autres problèmes cutanés, de brûlure, de pellicules et de chute de cheveux.

En interne il se consomme sous forme de jus intégral du fruit.

Sureau noir

Arbrisseau que l’on retrouve  en France, dans l’Ouest de l’Asie et en Afrique du Nord, le sureau noir aurait déjà été employé au cours de la préhistoire pour être par la suite utilisée par les médecins grecs pour ses effets laxatifs, anti-inflammatoires et diurétiques. Riche en mucilage et en flavonoïdes, la plante est reconnue par l’Organisation Mondiale de la Santé pour ses vertus sudorifiques, anti-inflammatoires et expectorantes la plante est tout indiquée en cas de symptômes grippaux, de pharyngite, laryngite ou de sinusite.

On le consomme sous forme d’infusion (fleurs), de décoction (écorce) mais aussi de jus de baies, d’extrait fluide ou de teinture mère.

Eviter de consommer les baies crues car peuvent être à l’origine de nausées et de vomissements.

Plantain

Plante vivace aux feuilles ovales le plantain est utilisé en Orient comme en Occident depuis l’Antiquité grec. Bénéficiant d’une activité broncha-dilatatrice et anti-inflammatoire grâce à ses alcaloïdes et ses tanins, la plante est toute indiquée en cas d’asthme, de bronchite, de pharyngite et de laryngite. Ces bienfaits seraient également attribuables au mucilage de la plante qui recouvre l’épithélium des muqueuses (digestives, respiratoires, uro-génitales) d’un film adoucissant.

La feuille s’utilise à l’état sec ou frais, en tisane, en décoction, en teinture mère ou en poudre.

Il n’existe pas de contre-indications connues à ce jour aux doses recommandées.