Respirer pour trouver son équilibre

CamilleBlog, Développement personnel, Naturopathie

Le corps et l’esprit, sont comme les deux faces d’une même pièce. Bien que la vision matérialiste consistant à distinguer l’un de l’autre ait prévalu au cours du siècle dernier, le bon sens et la recherche s’accordent aujourd’hui pour dire que le corps est complètement interconnecté à l’esprit. Cette connexion corps/esprit est à la source du fonctionnement physiologique de notre organisme avec l’ensemble des biorythmes qui le sous tendent mais aussi des émotions et des comportements.

Lorsqu’il y a déséquilibre ou dysharmonie lié à un stress, à une lutte interne ou à une difficulté à faire face aux phénomènes extérieurs cela créer des oppositions, des tensions et des conflits. Les réactions sont en effet erronées ou inadaptées à l’environnement mais aussi à qui nous sommes véritablement. Notre être profond. Alors que la santé est l’idée d’un équilibre global qui passe aussi par un bien-être émotionnel, trouver des moyens de se recentrer, se nourrir de pensées positives permettra de (re)trouver l’harmonie.

Comment ça marche ?

L’équilibre de notre organisme est régulé par le système nerveux végétatif ou autonome dont les fonctions automatiques de l’organisme permettent la digestion, la respiration, la circulation artérielle et veineuse, la pression artérielle, la sécrétion et l’excrétion.

Il comprend deux systèmes nerveux « autonomes » :

Le système nerveux sympathique qui dirige l’attention de l’organisme vers l’extérieur et le met en état d’alerte : décharge d’adrénaline, accélération du rythme cardiaque, hausse de la tension artérielle et musculaire.

Le système nerveux parasympathique qui recentre l’attention de l’organisme vers l’intérieur et fait baisser les défenses : flot d’acétylcholine, ralentissement des pulsations du cœur, baisse de la tension artérielle, relaxation des muscles, entraînant un état de calme. C’est un véritable portail de la paix intérieure.

Nous n’avons pas toujours les moyens d’agir tout de suite sur notre environnement extérieur mais des actes simples et pourtant vital tels que respirer modifie les fonctions physiologiques de notre organisme ce qui nous permet alors de recentrer l’attention à soi.

Un acte vital

Respirer est un acte banal, que nous effectuons sans y penser. La respiration est la seule fonction vitale dépendante du système neuro-végétatif que l’homme puisse maîtriser. Participant à la régulation du système nerveux, de la circulation sanguine, la fonction respiratoire est bien entendu capitale d’un point de vue physiologique.

La vie émotionnelle influe aussi sur la respiration tandis que la respiration influe sur la vie émotionnelle. Il a été montré que lorsque le niveau d’anxiété s’élève, la fréquence respiratoire devient plus rapide et plus ample. C’est ce que l’on appelle une polypnée. Elle a pour conséquence d’aggraver la situation en majorant les symptômes anxieux (rythme cardiaque accéléré, sueurs, tremblements…)

La respiration est donc une des clés pour ne plus vous laisser vous emporter par un mental trop envahissant et lâcher prise sur certaines choses. C’est un acte vital et fondamental.

Toute notre vie nous sommes bercés par notre souffle, du premier au dernier. En prendre conscience, utiliser sa respiration consciemment, permet d’agir sur son corps et sur son esprit. Aujourd’hui il est prouvé scientifiquement par IRM que rendre des processus inconscients, conscients crée de nouvelles connexions neuronales. Prendre conscience de votre respiration, la maîtriser vous permet d’agir sur votre corps de l’apaiser et ce faisant d’apaiser votre esprit. Le corps agit alors de façon bénéfique sur nos pensées.

Prendre le temps de respirer

A l’inspiration, notre diaphragme, muscle de la respiration, se contracte, descend et pousse les organes dans le ventre.

A l’expiration, nos poumons se vident, le diaphragme se relâche et remonte.

Le diaphragme est le muscle des émotions. En le bloquant, nous empêchons nos émotions et notre stress de s’exprimer librement. Ils restent alors « prisonniers » de notre corps et s’expriment sous formes de tensions, de douleurs (boule dans la gorge, plexus bloqué, problèmes digestifs…).

En activant notre respiration, nous libérons non seulement notre diaphragme mais également nos émotions et notre stress mal digérés.

Un cadeau du quotidien

Apprendre à respirer consciemment, c’est-à-dire à faire participer la pensée à la respiration permet de se recentrer.

Toute activité consciente modifie des réseaux neuronaux. Lorsque l’activité est répétée et régulière elle s’enregistre dans des schémas comportementaux selon un processus d’ancrage. Cela optimisera son fonctionnement.

En effet lorsque l’on respire consciemment et à pleins poumons, l’ensemble des cellules du corps est oxygéné même dans les plus petits capillaires. De la respiration dépend la pureté de l’organisme. Le sang parcourt les organes du corps, puis va dans les poumons pour se purifier. Cela permettra donc de rééquilibrer et purifier l’organisme tout en étant à son écoute.

L’environnement extérieur est source d’anxiété et de stress pour l’organisme, en état d’alerte permanent. Voici donc une petite astuce pour se détendre rapidement grace à la respiration abdominale. Appelée également respiration profonde, c’est un exercice qui vient du ventre. L’abdomen se gonfle et se dégonfle contrairement à la poitrine et les épaules qui ne bougent pas.

Pour cela, il suffit de s’installer confortablement et de placer une main sur le ventre et l’autre sur le thorax. Inspirer lentement par le nez en gonflant le ventre puis expirer par la bouche en rentrant le ventre. L’exercice est à répéter au moins 2 fois de suite.

Accorder 1 à 3 sessions de 10’ par jour à la pratique de la respiration consciente permet d’équilibrer le système nerveux, de mieux oxygéner l’organisme et de favoriser son rééquilibrage.

Se connecter au moment présent permettra de libérer toutes les tensions émotionnelles et de retrouver calme et sérénité.

Et la méditation dans tout ça?